AMYGDALES
Dans le langage courant, terme servant à désigner les organes, en forme d'amande (du grec amygdalê, " amande "), encastrés de part et d'autre de la luette, en arrière du pharynx, entre les piliers du voile du palais, d'où leur nom plus précis d'amygdales palatines. En réalité, il existe plusieurs formations amygdaliennes dans l'organisme, toutes qualifiées par un adjectif précisant leur localisation (amygdale cérébelleuse pour celle du cervelet, amygdales linguales pour celles enchâssées dans la base de la langue). Formées d'un amas de tissu lymphoïde (tissu faisant partie du système de défense de l'organisme) entouré d'une coque dont la surface présente des dépressions (cryptes), les amygdales palatines forment, avec les végétations adénoïdes et les amygdales linguales, une véritable barrière antimicrobienne à l'entrée des voies aéro -digestives. En pathologie humaine, l'atteinte des amygdales palatines, de loin la plus fréquente, est l'inflammation, réalisant une amygdalite ou angine, le plus souvent d'origine infectieuse. Le phlegmon péri-amygdalien représente une complication locale des atteintes microbiennes négligées, réalisant une collection purulente siégeant dans le tissu conjonctif péri-amygdalien. Des épisodes inflammatoires à répétition peuvent faire décider leur ablation chirurgicale (amygdalectomie), surtout chez l'enfant.