CANAL

canal (biologie)

n. m. Conduit où circulent diverses substances, dont la nature est précisée le plus
souvent par un adjectif associé.

Chez les végétaux

Dans les tissus végétaux, le canal sécréteur se définit comme un espace bien délimité,
é troit, allongé, dans lequel les cellules des tissus environnants déversent leurs produits de
sécrétion. Le latex blanc du pissenlit et la résine des conifères, par exemple, sont drainés
dans des canaux, où ils s'accumulent. Il existe chez les végétaux deux grands types de
canaux sécréteurs : ceux qui résultent simplement de l'écartement des cellules sécrétrices
bordantes et ceux qui forent leur cavité au prix d'une destruction cellulaire. Au premier
appartiennent les canaux résinifères et, au second, les canaux à mucilage du tilleul. Quant
aux canaux aérifères, ce sont des espaces ménagés dans le parenchyme par l'ensemble
des méats intercellulaires.

Ces dispositifs sont différents des tissus conducteurs, tels les vaisseaux ou les tubes
criblés, dans lesquels le liquide circulant est sous couvert cellulaire.

Chez les animaux et chez l'homme

Chez l'homme et chez certains animaux, les organes dits canaux sont nombreux et
différents dans leur calibre, leur structure et leur fonction. On peut ainsi distinguer
schématiquement les canaux collectant ou évacuant des matières organiques, ou
simplement leur livrant passage, et les canaux constituant les gaines protectrices des
structures vasculaires ou nerveuses. Dans le premier groupe peuvent être cités les canaux
excréteurs desservant des glandes, tels les canaux hépatiques, cystique et cholédoque,
où se déverse la bile, ou encore le canal de Wirsung, principale branche collectrice du
pancréas exocrine, le canal thoracique, qui draine la plupart des lymphatiques
sous-diaphragmatiques, les canaux déférents et éjaculateurs, qui livrent passage au
sperme, et le canal de l'urètre, ultime voie excrétrice de l'urine. Le plus représentatif
appartenant au second groupe est le canal rachidien, étui osseux protégeant la moelle
épinière.

En biologie cellulaire, des canaux assurent la circulation de petites molécules de part et
d'autre de la membrane cellulaire. Les canaux ioniques à sodium, potassium, calcium ou
chlore contribuent à maintenir constantes la composition des milieux intra- et
extracellulaires ( homéostasie) et la production de tous les fluides biologiques. C'est ainsi
qu'un défaut du canal au chlore est à l'origine de la mucoviscidose. Les canaux ioniques
jouent un rôle essentiel dans l'excitation des cellules nerveuses ou musculaires et, en
général, dans le contrôle de l'activité d'une cellule.